FERRARI 488 Pista

Les photos

publié le 27 février

Ferrari cultive depuis une quinzaine d'années une gamme de berlinettes étroitement dérivées de la compétition. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les 360 Challenge Stradale, 430 Scuderia et autres 458 Speciale ont laissé un souvenir ému aux chanceux qui ont eu l'honneur de s'installer à leur volant.

Pour leur succéder, voici maintenant la 488 Pista, qui s'inspire des 488 GTE engagées en championnat du monde d'endurance WEC, mais aussi des 488 Challenge de la compétition monomarque maison. Avec une rupture de taille par rapport à ses devancières : comme la 488 GTB, la Pista adopte un V8 biturbo.

C'est d'ailleurs le plus puissant V8 jamais conçu par Ferrari : il tire 720 ch de ses 3 902 cm³, soit une puissance spécifique de 185 ch par litre de cylindrée. Accessoirement, c'est aussi 50 ch de plus que sur la 488 GTB ! Le couple culmine pour sa part à 770 Nm, disponibles dès 3 000 tr/min.

Les performances ? Elles sont assommantes : la 488 Pista accélère de 0 à 100 km/h en 2,85 s, et de 0 à 200 km/h en 7,6 s. Elle se paie ainsi le luxe de dépasser d'un cheveu la McLaren 720S, qui réalise les mêmes chronos en 2,9 et 7,8 s respectivement. La vitesse maximale est annoncée supérieure à 340 km/h.

La puissance en hausse n'est pas seule responsable de ce bond en avant : la 488 Pista a en effet perdu 90 kg par rapport à la 488 GTB ! Elle ne pèse que 1 280 kg, notamment grâce à l'adoption de collecteurs d'échappement en Inconel, d'un volant moteur allégé, de bielles en titane et d'une boîte à air en carbone. Les turbos proviennent de la 488 Challenge, et sont implantés non pas sur les flancs, mais à l'arrière du moteur.

Un gros travail a également été effectué sur l'aérodynamique. Le mot-clé ici est « déportance », avec un diffuseur avant spécifique et un spoiler arrière agrandi, qui augmente à lui seul l'appui de 20 % par rapport à la 488 GTB.

La 488 Pista a été pensée pour être ultra-efficace, mais également facile à conduire. Le système électronique Side Slip Control (SSC) s'y décline en version 6.0, qui optimise les performances en virage tout en rendant l'auto plus « prévisible et intuitive », selon les mots de Ferrari. Reste à savoir si le V8 biturbo aura un timbre de voix aussi envoûtant que le V8 atmosphérique de la 458 Speciale. Premier indice encourageant : sa zone rouge est fixée au-delà des 8 000 tr/min...

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU